Bonjour Ondine,
Votre cas m'a touchée... Je vous souhaite du courage et de garder espoir. Voilà mon pressenti:
Durant la grossesse de Romain, votre ex-mari a eu nombre de crises par rapport à votre ainée. N'ayant pas de patience, pour la faire taire quand elle pleurait, il criait de plus belle. Vous interveniez pour la protéger et vous ressentiez déjà de la rancoeur par rapport au père de l'enfant. Foetus, Romain a ressenti toutes ces émotions et tous ces tiraillements ainsi que cette "colère contenue", c'est resté dans son subconscient. Très jeune, avec le comportement de son père, il a aussi associé "violence" à "respect/peur/soumission" parce que son entourage craignait les réactions impromptues de son père. Un fait rassurant, c'est que Romain ne s'en prenait pas à sa jeune soeur. Il ne se sentait pas "menacé" et n'avait rien à prouver par rapport à elle.
À l'adolescence, il n'est pas rare que les jeunes, qui n'ont pas de cadre de référence, soient quelque peu violent avec leur mère (c'est le contraire du complexe d'Oedipe ... ), s'il faisait du sport, cela pourrait contribuer à "vider son trop plein" "d'énergie et de testotérone...). Même si cela vous semble "difficile, voir impossible"... il va se stabiliser.
Votre fils a besoin d'amour et d'attention (c'est pour cela qu'il fait toutes ses bêtises). Mais comment "l'aimer" ou lui dire "je t'aime" quand il agit ainsi. Eh bien, il veut "tester"... ses limites et vos limites. Au fond, il est fragile et son caractère violent et bagarreur, entre autre, c'est pour camoufler sa sensibilité qui est certes à fleur de peau, son insécurité (comme le chien qui aboie pour effrayer les autres...) et sa vulnérabilité (comme à l'image de son père). Je ressens aussi, un "mal de vivre"... Il n'a pas découvert sa "passion", il n'a pas vraiment de but et d'objectif et n'a pas encore développé d'intérêt en particulier. Pourtant, je sens qu'il a du potentiel, un côté artistique qui ne demande qu'à être découvert. Si le psychologue de la prison pouvait lui faire découvrir ses intérêts et lui faire essayer les multimédias... C'est peut-être contradictoire, mais c'est la prison qui va l'aider à trouver sa voie
. Un incident va arriver et il va se "réveiller"
De plus, c'est "l'amour" qui lui fera remonter la pente
. Lorsqu'il commencera son nouveau cycle de 12 ans, c'est-à dire à 26 ans, il aura déjà entamé sa réflexion et il sera dans la bonne direction. Je pense qu'à 28 ans, il "rira" de ses conneries et vous aussi...
Courage et surtout ayez confiance car cela risque de durer encore quelques années (au moins trois à cinq ans) mais les creux diminueront d'intensité. Allez-y un jour à la fois, ce sera bien plus facile. Demain c'est demain et tout espoir est permis!
Si vous me permettez voici deux petites suggestions. Avez-vous souvent eu l'occasion de lui dire que vous l'aimiez ? car je sens que vous étiez trop occupée à gérer les crises et à tenir le 'fort'. Avez-déjà pensé à lui écrire une lettre ? Dites-lui ce que vous ressentez, le déchirement que vous vivez mais aussi l'amour et l'espoir que vous avez pour lui... je suis sûre que vous allez trouver les bons mots mais juste au cas, assurez-vous qu'il ne se sente pas 'jugé'! Ne vous étonnez pas s'il ne vous saute pas dans les bras mais tranquillement, cela va faire son chemin... Vous pourriez prendre l'habitude de lui écrire régulièrement, histoire de partager votre quotidien parsemé d'anecdoctes... et de vous voir sous un autre angle. D'ailleurs, cela vous fera également du bien. J'aimerai également vous suggérer de consulter pour vous, pour que vous puissiez trouver votre équilibre, la sénérité et que vous soyez prête à recevoir de belles surprises! ![]()
'Après la pluie, le beau temps' ... ![]()
LisaClairev
Bonjour Ondine,
Je ne dirais rien de mieux que tout les autres participants de cette discusion. Cependant je voudrais appuyéersur certains encouragements de Colombine64 et Lisaclairev notamment :
Oui même si vous avez penser lui dire ou lui faire comprendre, il est certainement bon de réitérer auprés de Romain que vous l'aimez qu'il est votre fils et que cela ne changera jamais.
Cela peut-être presque pire au début car comme il ne saura pas réagir il reprendra peut-être ses comportements habituels d'aggréssivité. Mais petit à petit oui cela fera son chemin et il l'entendra.
Après il vivra la culpabilité certainement. Peut-être est-ce déjà plus ou moins le cas même si il ne l'exprime pas ouvertement.
Donc oui comme dit par Colombine64 une obligation de soin me parait essentielle. Oui il faudrait que cela vienne de lui mais il y a des gens qui se retrouvent obligés et mettent des mois à parler. Et puis un jour cela vient. ils vident leur sac. Et quand c'est fait alors le vrai travail commence. Le chemin s'ouvre. Et comme dit précédemment la diversification des modes d'expression est important voir salvateur.
En tout cas bon courage à vous. Le métier de parent est dur mais dites-vous qu'il est là et que rien n'est perdu.
Amitiés
Atalée
Bonjour Ondine,
Je viens de prendre connaissance de votre "sos" concernant votre fils et après tout ce qui a été dit, j'appuierai les propos de Lisaclairev. Je n'aurai pas mieux exprimé mon ressenti.
Ressourcez vous pour toujours conserver votre énergie, elle vous est nécessaire.............croyez en lui et ses capacités de surmonter son mal être............dites le lui .............aimer le...........dites le lui .............demandez de l'aide..........aux anges gardiens................et laissez le temps au temps.................il est une personne à part entière et c'est SON chemin de vie.......il doit comprendre pourquoi..............l'intégrer.............la réaction se fera d'elle même à ce moment là............la possibilité de changer enfin...........de tourner la page sur une souffrance enfin exorcisée....par la conscience, l'acceptation, le lâcher prise................Il faut croire en cela pour lui, il faut vos persuader que cela arrivera.........et cela arrivera...............
D'ici là prenez soin de vous......et de lui...........
sincèrement
Karine
Courage ondine,
Je viens de prendre connaissance de votre cri de détresse et franchement je vous souhaite de tous coeur beaucoup de courage.
Que dire de plus car tout à déjà été dit...
Je comprends votre silence et vous soutien.
A bientot